POURQUOI RECONNAÎTRE MES DÉSIRS A RÉVOLUTIONNÉ MON ACCOMPAGNEMENT

POURQUOI RECONNAÎTRE MES DÉSIRS A RÉVOLUTIONNÉ MON ACCOMPAGNEMENT

Il y a pile un mois, j’ai renoncé à une formation de coach et j’ai choisi de me former à la Méta, l’outil de connaissance de soi par les vêtements créé par Flora Douville. Je savais qu’en faisant ce choix, je limitais fortement ma capacité de progression dans les mois qui viennent. Et pourtant, ce que je ne soupçonnais pas, c’est que ça a complètement changé ma façon d’accompagner et d’aider mes clients à se connecter et suivre leurs désirs.

Ce choix de formation à la Méta était à l’opposé de la raison.

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Pourquoi est-ce que je voulais me former au coaching ?

 

A la base, je n’aimais pas du tout ce terme de coach, il me paraissait totalement fake. J’y voyais des personnes en mode ultra-positif, à te créer un mental d’acier sur une base totalement insécure. J’y voyais le fait de se forcer à l’action, de se raconter des histoires. J’y voyais beaucoup de déni et peu d’écoute de soi. Ah oui, il n’était pas très flatteur ce tableau du coach!

Et puis j’ai croisé la route de coachs qui m’ont appris que ce travail sur le conscient, le passage par l’action est nécessaire. Surtout, j’ai compris que le coaching te permet d’avoir de la clarté sur ce que tu veux vraiment, il t’aide à t’affirmer. Et c’est la base pour devenir la meilleure version de toi-même. Le déblocage de l’inconscient, seul, ne suffit pas. Et même, chercher à se libérer des blocages inconscients est un moyen subtil d’éviter le passage à l’action (confrontant), de ne pas faire face à ses responsabilités et de donner son pouvoir à l’autre. Mais les deux sont nécessaires pour avancer : tu choisis ta direction, tu avances par l’action (travail sur le conscient) et en chemin tu rencontres des blocages. Certains blocages se défont d’eux-mêmes par l’expérience, d’autres par le travail sur l’inconscient.

Débloquer pour débloquer ne sert à rien si tu ne sais pas ce que tu veux. Mettre de la clarté sur ce que tu veux vraiment, c’est le travail du coaching. Et pour cette raison je voulais me former à ce métier.

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Mais si moi-même en tant que coach, je ne suis pas mes désirs, comment je peux espérer accompagner des personnes à le faire?

 

La formation en coaching était donc importante pour me faire progresser, mais elle était basée sur une forme d’injonction personnelle, l’envie de me conformer à ce que je voyais autour de moi, du parcours des personnes que j’admire. Et même si je savais d’avance qu’elle me serait précieuse et que j’allais beaucoup l’aimer, il y avait derrière le besoin de me rassurer et de me légitimer. J’ai mis du temps à le reconnaître.

Je ne fais pas partie de ces personnes qui disent que se former en continu ne sert à rien. J’entends régulièrement ce discours et je n’y adhère pas. Je suis convaincue que la formation et la supervision sont nécessaires pour progresser.

Pourtant, je dois reconnaître que de renoncer à cette formation a révolutionné ma façon d’accompagner.

J’attendais la formation de coaching pour devenir meilleure. Je me disais « Le jour où je démarrerai la formation, je serai beaucoup plus efficace pour aider mes clients à formuler leurs objectifs, je serai plus directe, je pourrai plus facilement repérer leurs angles morts, etc. ».

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A partir du moment où j’ai renoncé à la formation, j’ai complètement changé ma façon d’être en séance. ça s’est fait tout seul sans que je m’en rende compte. J’ai commencé à m’écouter, à improviser en fonction de ce qui se présentait, j’ai suivi mon intuition, les idées qui me venaient spontanément. Je suis aussi complètement sortie du cadre de mes séances d’hypnose. Comme si j’avais eu besoin de renoncer totalement à la bonne élève en moi pour m’exprimer et me faire confiance. Plutôt que passer par le protocole où j’amène la personne en état d’hypnose, j’ai commencé à proposer un travail intérieur spontané basé sur le ressenti et les images intérieures. Je n’ai plus utilisé des métaphores toutes faites ou des suggestions positives. Je suis partie de ce qui était là pour eux et pour moi.

Et ça a fonctionné! Plusieurs de mes clients sont revenus en me disant leur étonnement, des tensions qui n’étaient plus, plus de clarté sur leurs désirs. ça a été le premier bénéfice observé.

En second, il y a la finesse de perception sur la reconnaissance des désirs. Tant que j’étais moi-même dans une forme de déni, que je n’écoutais pas mes désirs, il était difficile de distinguer chez l’autre là où le désir vrai était, de là où la personne se racontait des histoires. Je le pressentais mais comme moi-même j’étais dans le choix de raison, j’avais tendance à ne pas réagir quand je voyais une personne se justifier de ses choix (la justification est un bon indice pour savoir que l’on se raconte des histoires!).

Je sens aussi qu’au-delà de ce que je peux percevoir consciemment, la dynamique de reconnaissance de mes désirs a fait bouger les personnes qui viennent à moi, elles se connectent plus directement et avec beaucoup plus de clarté à ce qu’elles veulent sans que cela passe par un travail spécifique.

Enfin, la formation Méta, elle aussi contribue aussi à me faire progresser. La base de cette formation c’est de développer ma capacité à voir la réalité telle qu’elle est. Et ça passe notamment par nettoyer les filtres de mon égo. Ce travail sur moi me permet aussi de progresser dans mes perceptions subtiles et mon accompagnement. Cette formation va encore bien au-delà mais comme pour l’instant, je n’en suis qu’au début, j’en parlerai spécifiquement une prochaine fois.

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Donc voilà, ces dernières semaines:

* J’ai fait péter mes limites et mes représentations

* J’ai arrêté de réfléchir en terme de cohérence, de logique

* J’ai arrêté de donner le pouvoir à l’extérieur (technique, méthode, reconnaissance…)

* J’ai aussi décidé d’arrêter de chercher la validation extérieure (Work in progress!)

* J’ai décidé de suivre mes désirs

* Et ça a transformé mes accompagnements

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