CHRONIQUE D’UNE DÉCISION HAUTE EN COULEURS

CHRONIQUE D’UNE DÉCISION HAUTE EN COULEURS

 

Hier j’ai commencé à vous raconter les changements qui se sont opérés dans mon activité la semaine dernière avec mon choix de ne pas me focaliser sur le sujet de la transition pro et toute l’ouverture que ça m’a donné pour repenser là où j’exprime ma singularité dans ma vie pro.

Je ne vais pas vous faire attendre.

Je me suis inscrite à la formation Méta pro de Flora Douville.

 

Et renoncer par la même occasion à suivre la formation de coaching prévue à la rentrée.

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Si vous avez suivi mes posts, vous avez sûrement remarqué que je parle régulièrement de ce sujet de la Méta. La Méta c’est quoi? C’est cette méthode révolutionnaire de connaissance de soi par le vêtement créée par Flora Douville.

ça fait plus d’un an que je me suis passionnée par ce sujet. J’ai été accompagnée pour valider mon profil (avec la talentueuse Doris Allard). Au-delà de la connaissance des vêtements qui me vont, j’ai pu mieux comprendre mon fonctionnement relationnel, émotionnel et mes motivations profondes. (Je vous ferai un post spécifique là-dessus, ça fait plusieurs mois que j’ai envie de vous en parler)

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Depuis le début, il y avait une évidence qui était là : j’adore explorer cette méthode, je parle de la Méta autour de moi, je suscite de l’intérêt sur le sujet, je veux aller plus loin pour confectionner une garde-robe qui me corresponde.

Jusqu’à cet été, je me disais qu’un jour, probablement, je me déciderai à suivre la formation Méta pro. Mais je ne le voyais pas pour tout de suite, je devais d’abord consolider mon activité, me former au coaching pour progresser dans mes accompagnements, etc.

Cet été a remis le sujet de la Méta au coeur de mon quotidien. J’en ai profité pour me replonger dans mes projets coutures : faire le tri dans mes tissus, réfléchir à de nouveaux vêtements. J’ai décidé de republier sur Instagram les photos des vêtements déjà confectionnés. J’avais en effet choisi de supprimer ces photos en début d’année pour avoir un compte qui fasse plus professionnel. C’est en discutant avec Sabrina, Méta coach et également couturière, que j’ai décidé de les republier, parce qu’Instagram c’est le meilleur des endroits et je n’avais aucune envie d’avoir 2 comptes à gérer. J’ai assumé d’afficher cette dimension. J’en ai profité de faire une analyse de ces vêtements. J’ai ainsi partagé pourquoi au final beaucoup de mes vêtements cousus ne me vont pas au regard de ce que je connais aujourd’hui de mon profil, des couleurs, matières, formes qui me vont. Je me disais que je préparais le terrain pour le jour où je me formerai à cette méthode.

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Et me voilà fin juillet avec la clarté sur mon désir de me former à la Méta. Mais je le voyais encore pour « le jour où… » (le jour où je pourrai m’accorder ce plaisir en gros).Puis, j’entends Flora parler de la prochaine formation qu’elle va animer en grande partie.
Et je me retrouve avec avec cette question qui émerge. Et si je la faisais maintenant la formation Méta pro?

J’ai traversé beaucoup d’intensité en acceptant de reconnaître la pertinence de cette question. Et j’ai décidé de prendre le temps d’y réfléchir.

Si je m’inscrivais à la formation Méta, je devais renoncer à la formation de coaching. La formation de coaching c’est ce qui allait me permettre de progresser dans mes accompagnements, augmenter la valeur de ce que j’amène à mes clients, c’est cette formation dont j’avais besoin pour rendre mon activité viable (ou du moins c’est comme ça que je le voyais).

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La conclusion de ce questionnement a été de maintenir mon engagement dans la formation de coaching et de faire la formation Méta par la suite. J’espérais l’année prochaine.

Je me disais qu’en attendant, je pouvais progresser dans ma compréhension de la Méta et développer mes perceptions par l’observation. J’ai commencé à revisionner toutes les vidéos sur le sujet, je prenais des notes, j’ai continué à coudre, j’ai observé plus attentivement les gens.

Tout allait bien.

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Tout allait bien en apparence jusqu’à cette séance de coaching dont je vous ai parlé dans mon post précédent. (ici)

 

Cette séance commence par la remarque de ma coach sur le vêtement que je porte et qui est pile dans mon profil Méta. Je lui dit oui, c’est marrant, ça fait longtemps que je ne l’avais pas porté, je l’ai sorti du placard aujourd’hui. Et là je lui raconte mon dilemme de l’été au sujet de la formation et ma décision de maintenir mon engagement dans la formation en coaching.

« Et pourquoi pas d’abord la formation Méta? » (me demande-t-elle)

Là je lui explique mon raisonnement.

Assez vite elle me renvoie le fait que quand je parle de Méta, de vêtements, de mes anciens projets textiles, il y a beaucoup plus d’énergie que quand je parle de transition pro, voire d’accompagnement en général. De là assez vite j’admets que le sujet transition pro, c’est pas ce qui me fait vibrer et je décide de ne plus prendre cette porte d’entrée.

La séance se poursuit et je reste avec ce truc qui émerge : j’ai voulu accompagner des personnes à trouver leur puissance là où je n’ai pas trouvé la mienne. L’écueil typique des accompagnants.

Je sens bien qu’il y a quelque chose qui n’est pas en place.

D’avoir réouvert la question de la formation Méta me met face au constat que dans l’instant je ne sais pas ce que je dois faire. Je vois bien qu’il y a de l’énergie, du désir de la puissance quand je parle de Méta et de mes projets textiles en général, mais d’un autre côté, c’est très douloureux et confrontant de remettre en question la formation de coaching, je sens que j’y suis très attachée et que j’y accordais beaucoup d’importance.

La porte s’est ouverte devant cette question et je vois bien que je ne sais pas y répondre.

Ce n’est pas confortable. Et je me sens incapable de décider quoi que ce soit.

Laure me dit « Là tu peux juste faire le constat que tu ne sais pas, et c’est ok de ne pas savoir ».

 

Oui c’est ok de ne pas savoir!

Le problème quand on ne sait pas, c’est que souvent : soit on se réfugie dans la confusion (je pense que je dois savoir alors je me juge et je culpabilise de ne pas avoir la réponse et je tourne en boucle sur le sujet), soit je prends direct une décision radicale et je me convaincs que j’ai fait le bon choix (ma spécialité jusqu’à présent).

Dans les deux cas, c’est une subtile manière de fuir l’intensité qui découle du constat de ne pas savoir.

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La séance se termine et je décide de rester avec cette inconnue. Je ne sais pas quelle décision prendre. Et je ne sais pas combien de temps ça va prendre pour retrouver de la clarté.

Dans l’heure qui suit, j’ai la réponse. Je sais que si j’écoute mon désir, c’est la formation Méta que je choisis.
L’évidence est là mais j’accepte de ne pas agir dans l’immédiat. Je sens bien que c’est le gros bordel à l’intérieur de moi.

La nuit passe. Je me lève et c’est le brouillard dans ma tête. Je sais que c’est mon égo qui agit ainsi : mettre un écran de fumée pour me protéger de l’intensité et éviter à tout prix de me faire aller vers l’inconnu.

Et puis il y a mon mental qui fait son raisonnement : je sais qu’il reste peu de places dans la formation Méta, ce serait quand même dommage de passer à côté, et je suis aussi pile à la date limite pour me rétracter sans frais de la formation de coaching. (et il est précieux pour ça mon mental!). Je vis encore beaucoup d’intensité, mes sens sont brouillés mais je peux me connecter à cette évidence de la veille.

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Et je décide de m’inscrire à la formation Méta pro.

Ouf ça y est. Je fais les actions les unes après les autres. Valider mon inscription. Appeler pour annuler l’autre formation, envoyer un mail de confirmation.

ça y est c’est fait mais ça n’est pas plus confortable, je dirais même, bien au contraire. Je me sens incapable de réfléchir ni de savourer la décision que j’ai prise.
Je pars marcher. Et je décide de ne pas me laisser emporter par l’intensité de ce que je vis. Je me remets face à mon choix.

Ok d’un côté il y avait le désir, et c’était évident. Et de l’autre il y avait quoi? De l’autre côté, je dois reconnaître qu’il y avait beaucoup d’égo: le besoin de me rassurer, d’être reconnue en tant que coach. Même si je sais que cette formation m’aurait été précieuse et qu’elle est d’une grande qualité, ce qui me venait qu’en j’en parlais, c’est beaucoup de justification. La justification c’est pour moi un signe évident que l’égo se cache derrière.

Donc là c’était clair : j’ai suivi mon désir vrai, je n’ai aucune idée de là où il me mène et ça génère de la peur et de l’intensité. Mais c’est ok. Je ne vais pas me laisser embarquer dans la confusion.

Aujourd’hui je n’ai pas plus de certitude. Ce que je vois c’est que derrière l’intensité, il y a beaucoup de tranquillité intérieure. Et c’est vraiment bon à ressentir.

Donc voilà, je me suis embarquée dans l’aventure de la formation Méta pro!

Qu’est-ce que ça change dans l’immédiat? Pas grand chose et en même temps beaucoup. Je poursuis mon activité. J’observe que je me donne plus de liberté, plus d’écoute intérieure qui me sert énormément. Et je savoure de laisser plus de place à mes ressentis, et moins d’idées reçues sur comment je devrais faire. Je sais que cette expérience m’est précieuse pour accompagner mes clients à reconnaître leurs désirs et leurs aspirations. Parce que si je ne le fais pas pour moi, comment puis-je aider quelqu’un à le faire pour lui?

Qu’est-ce que ça change sur le long terme? Ouh la, sûrement beaucoup de choses! D’avoir pris cette décision a fait émerger de nouvelles envies, idées. Des projets qui étaient déjà là ces dernières années mais auxquels je n’avais pas donné suite, des envies toutes fraîches aussi et qui me surprennent.

Je prévois de vous partager 2 autres articles d’analyse de cette d’expérience:
* Les clés pour reconnaître et suivre ses désirs. Ce que cette expérience m’apprend et en quoi ça va servir mes accompagnements
* Pourquoi je n’aurais pas pu prendre cette décision sans être accompagnée. Ce que le coaching m’a apporté.

N’hésitez pas à me poser vos questions et j’y répondrai avec plaisir!

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